la grapho-pédagogie

 

La grapho-pédagogie, par la méthode D.Massin, est une nouvelle approche de l’enfant qui aborde celui-ci dans son intégralité et s’adresse principalement aux élèves en difficulté d’apprentissage scolaire.

Comme son nom l’indique, la grapho-pédagogie a comme principal support de base le graphisme utilisé par le biais du dessin, de la peinture, de l’écriture au moyen de mots ou de chiffres, selon le thème choisi. L’élève va pouvoir s’exprimer à travers une multitude de jeux et d’exercices dont la contraction a donné naissance aux « JEUXERCICES ».

Par la pluridisciplinarité de son approche, cette manière de procéder favorise l’expression libre, la faculté d’inventer, d’innover, d’imaginer, le moyen de retrouver confiance en soi…. Elle fait appel à l’enseignement ludique, au langage symbolique, à la linguistique, à l’expression sous ses multiples formes et participe au développement des perceptions sensorielles.

La grapho-pédagogie tient également compte de l’intelligence sous ses multiples aspects, permettant à l’élève d’accéder à toutes ses facultés.  Les activités, sans but de performance, font intervenir l’intelligence pratique, émotionnelle, sensible, stimulant la créativité de l’enfant ainsi que celle de son accompagnant, de son enseignant ou de ses parents…

J’ai très vite constaté, lors des séances et au travers du « retour » des parents, que cette façon d’entrer en relation avec l’enfant allégeait ses difficultés scolaires, tout en s’accordant à l’enseignement que préconise l’école.

Cette optique nouvelle amène progressivement l’enfant à se réconcilier avec les différents pans de sa personnalité, afin de mieux s’accepter et de s’assumer selon sa propre nature.

La majorité des jeunes dont je m’occupe, présentent des troubles d’ordre scolaire ou comportemental et ont pour la plupart déjà eu recours à d’autres formes d’aides plus classiques.

La grapho-pédagogie se pratique en séance individuelle mais également par petits groupes de deux ou trois élèves, en passe de terminer leur suivi individuel. Cela leur permet de prendre conscience des progrès accomplis tout au long de leur « voyage accompagné » avant de réintégrer leur classe, renforcés dans leur estime d’eux-mêmes. Les jeuxercices peuvent également être utilisés dans les écoles, où certains enseignants les proposent déjà ; l’ambiance n’en devient que plus sereine.

Présentée dans son intégralité, la grapho-pédagogie comprend plusieurs branches.  Pour chaque matière, un ouvrage spécifique est prévu.

(  Suite ci-dessous ) …

Le TOME 1 de la méthode Massin
est déjà disponible !

230 pages d’initiations, d’études de cas, …

Arborescence de la grapho-pédagogie

Troubles DYS

A l’image de l’arbre, la grapho-pédagogie comprend plusieurs branches :  la dysgraphie, dyspraxie, dyslexie/dysorthographie, dyscalculie, le haut potentiel, le trouble de l’attention, celui de l’hyperactivité, de l’enfant opposant, l’hypersensibilité…

Aménagements

Ces branches sont reliées à un tronc commun – le graphisme – qui constitue son support de base.  Autour des branches principales, s’articulent des branches secondaires dont les ramifications alimentent l’expression libre, la créativité, la faculté d’invention, la confiance en soi l’enseignement ludique, le langage symbolique, la linguistique, les afférences sensorielles…

Ressources

Les racines de l’arbre puisent leurs nutriments dans les ressources et les potentialités de l’enfant ; la sève qui en dé-coule alimente l’ensemble de l’arbre, dans le respect de son rythme de croissance et de son évolution.

A PROPOS DE LA CRÉATIVITE

Outre l’affectivité et l’expression libre, points essentiels et moteurs de mon travail, la créativité occupe une grande place dans la pratique de la grapho-pédagogie, ainsi que le respect des rythmes d’apprentissages scolaires.

Lorsqu’on empêche un enfant de créer, il crée des ennuis…

Le mot créativité vient du latin « creare » qui signifie faire pousser, croître, faire naître, arriver à l’existence ; elle est donc en lien avec les cycles de la vie, la naissance, la connaissance de soi, la mort, les saisons etc.  La créativité résulte de l’intervention des six sens ; elle a la faculté de transformer un rien, un ennui, une absence en un lieu-refuge créé par l’imagination. C’est l’espace du rêve, de l’art, du jeu, des créations littéraires et artistiques ou scientifiques.

La créativité n’est pas uniquement réservée aux peintres, aux cinéastes, aux chanteurs, elle est aussi une manière d’être au monde….  Grâce à elle, l’enfant peut découvrir son monde intérieur et reconstruire ce qui a été cassé et détruit dans sa vie au cours de son développement.

Par sa capacité à produire du nouveau, de trouver des solutions originales aux problèmes de survie auxquels le monde est confronté, le potentiel créatif est particulièrement développé chez les enfants d’aujourd’hui souvent « dyslexiés », allant à contre-courant…

L’homme est créatif, l’animal reproductif.  Si l’enfant ne peut penser par lui-même, il reproduit et suit ‘le troupeau’.  Un enfant ne peut pas qu’absorber, il faut qu’il puisse exprimer à travers sa création ce qu’il a reçu sans pour autant le recopier, car à force de reproduire depuis son plus jeune âge, la société devient trop productive ; il y a surproduction ! Beaucoup d’enfants souhaiteraient se créer moins de besoins, cela ressort dans leurs propos…

Lorsqu’un enfant est empêché de créer, il crée des ennuis, s’intéresse à une autre forme de créativité comme le sexe par exemple. Un jour, une enseignante me posait la question : « pourquoi des élèves dessinent-ils des ‘zizis ‘ dans les marges de leur(s) cahier(s) ? ».

La créativité enfin, oblige à sortir du connu pour s’engager dans l’inconnu, source d’insécurité.   Sans cette faculté, nous serions toujours au fond de nos cavernes…

Si l’on reprend le dessin d’Antoine de Saint-Exupéry dans son chef d’œuvre « Le Petit Prince », ce dernier n’est jamais satisfait par les différents moutons dessinés par le pilote d’avion car ils ne correspondent pas à sa vérité. Sa vérité, c’est son imagination et sa créativité ; ne pas refaire systématiquement un mouton comme tout le monde le dessine.  En effet, la caisse permet d’imaginer le mouton tout petit, avec de grands yeux, court sur pattes, en train de dormir ou pas…

Peut-être même imaginer un petit mouton noir.…  Qui sait ?

A PROPOS DU RYTHME

Le rythme : l’embryon naît du rythme produit par l’acte d’amour entre un homme et une femme. Formé de l’union des contraires, il « coule » entre deux polarités avant de s’individualiser.  Le cœur de l’embryon bat déjà visiblement à la troisième semaine de gestation.

Mais pourquoi la nature, à l’inverse des animaux, a-t-elle conçu le petit d’homme immature ?  Peut-être pour lui permettre de respecter le rythme de maturation inhérent à sa condition humaine, c’est à dire lui laisser le temps de s’humaniser à travers différents stades évolutifs…

L’animal est en avance sur le petit de l’homme mais les lois de la structuration sont en germe dans l’enfant, c’est pourquoi il ne faut pas intervenir dans ce processus en voulant le forcer comme on forcerait un légume ! Prenons l’exemple de la chrysalide que l’on veut aider à sortir de son cocon, cela donnera un papillon aux ailes toutes rabougries qui aura du mal à voler et finira par mourir prématurément.

Le rythme est aussi une des principales composantes de l’écriture.

Accélérer les rythmes d’apprentissage chez un enfant conduit tout droit à l’échec ; permettons-lui de suivre sa cadence sous peine de voir émerger un rejet, un refus d’apprendre, une phobie de l’école, ou une régression.